« J’ai le droit d’être impatient, j’ai le droit d’en avoir ras le bol; je ne suis pas parfait. »

martin larocque 2Il y a neuf ans j’ai fait la connaissance de Martin Larocque. Ma belle-mère m’avait abonnée à la revue Enfants Québec à la naissance de mon premier garçon. Les cheveux en bataille, habillée en mou je lisais ma revue entre deux tétées. Lire un parent comment lui qui dit qu’on n’a pas besoin d’être parfait et que parfois on a le droit de perdre patience était réconfortant. Ça changeait de mon idéal : la maman de caillou !

Aujourd’hui, je vous invite à vous joindre à nous le 10 mai à 19h00 à la Polyvalente St-Georges pour entendre en conférence ce papa plein de vérité, d’humour et d’autodérision.

Je me permets de vous partager un extrait d’un article que j’ai lu avec plaisir il y a quelques années… Source : http://www.mamanpourlavie.com/papa-pour-la-vie/histoires-de-papa/424-martin-larocque-papa-et-heureux-de-l-etre.thtml

Martin Larocque : papa et heureux de l’être

Moi la mère de Caillou, je ne suis pas capable!

C’est avec un humour teinté de vérité que Martin Larocque se décrit dans son rôle de père qu’il assume depuis 7 ans. Quand il dit ne pas supporter la mère de Caillou – ce personnage de dessin animé qui ne perd jamais patience, qui laisse faire les expériences les plus salissantes à ses enfants, qui ne les dispute jamais et qui trouve une solution à tout, sans jamais montrer le moindre signe de fatigue, ni de frustration – c’est parce qu’avant tout il se décrit comme un papa humain qui a des limites. « J’ai le droit d’être impatient, j’ai le droit d’en avoir ras le bol; je ne suis pas parfait. »

À entendre son ton bon enfant, il est cependant facile de réaliser que l’amour qui transpire dans sa voix est à la base même de sa définition d’un père. « J’ai aimé mes parents. Mon père a aimé être père. Il a dû me donner le bon exemple puisqu’à 16 ans, j’ai dit à quelqu’un qu’un jour je serais père. Je le suis devenu à 28 ans. » Il a rencontré sa douce Jennifer, ils ont fait un bon bout de chemin ensemble et le désir de fonder une famille n’en a été que plus fort. D’abord, Matisse (7 ans), Sacha (5 ans), puis Miro (2 ans) ont permis à Martin de réaliser son rêve. Mais ce n’est pas parce qu’il voulait absolument des enfants que Martin n’a pas vécu un choc immense en devenant papa… « Moi, j’ai été ce que j’appelle un père professionnel, c’est-à-dire que j’ai beaucoup lu, je me suis renseigné. J’ai même étudié en psycho. Alors, des conseils, j’en ai donné à plein de gens autour de moi. Quand je suis devenu père, je l’ai fermé ma gueule! »

Ce que le sympathique comédien a réalisé « sur le tas, c’est que les livres, les études, les trucs tout faits d’avance ne tiennent pas compte d’une variable importante : l’amour ! Entre savoir ce qu’il faut faire pour que l’enfant se tienne à table et mange ses légumes ; savoir comment faire la discipline et les punitions et le faire vraiment, quand on est papa – parents – avec l’amour en plus, c’est deux mondes. Quand je veux punir un de mes fils et qu’il me décroche le plus beau des sourires, qu’il vient me remuer en dedans, qu’il vient jouer avec mes sentiments, c’est bien difficile de s’en tenir à ce que l’on sait… »

Pourtant, s’il reconnaît que les études ne révèlent pas tout de la réalité d’un parent, il est un chaud partisan de l’intégration de cours – au secondaire, au cégep et à l’université – qui prépareraient les jeunes à devenir des parents responsables, un espèce de Parents-101. « Absolument! Pour la confiance en soi que ça apporterait, pour les outils que ça donnerait. Parce que des trucs y’en a! »

Par exemple, Martin Larocque considère important d’initier très tôt les enfants à la lecture. Ce n’est pas pour rien qu’il a fondé une maison d’édition jeunesse avec sa conjointe (Les Éditions de la Bagnole) et qu’il a été porte-parole de la Fête de la lecture de Longueuil. C’est ainsi que tous les soirs — ou presque – il fait la lecture à ses enfants, et en bon comédien qu’il est, il leur fait vivre toutes sortes d’émotions! « Quand je lis et que je leur raconte les mots, j’exagère les soupirs, la surprise, la peine. Je vis l’histoire et je leur fais réaliser que la lecture, c’est bien plus que des mots. Donner un livre à un enfant, sans lui montrer à s’en servir, c’est comme lui donner un râteau ou une auto sans lui montrer comment faire. »

Si vous croyez que le comédien-conférencier-éditeur-chroniqueur se casse la tête en quatre pour être un père original et plein de surprises, vous vous trompez. Parce que Martin Larocque privilégie la quantité de temps qu’il passe avec ses enfants plutôt que la « qualité ». « Je vais m’attirer des claques en disant ça, mais je crois que la quantité l’emporte sur la qualité. Cette histoire de qualité a été inventée pour déculpabiliser les parents qui n’ont plus de temps pour leurs enfants en disant : Ce n’est pas grave, c’est la qualité qui compte. Foutaises! Moi, je ne suis pas animateur avec mes enfants. Je ne les anime pas; j’hais bien ça. Mais je suis là! Ils le savent. Les enfants ne me cherchent pas. Ils n’ont pas à « retenir mon attention », je suis là. »

Avec ses trois fils, la boucle est bouclée. Il n’y aura pas de 4e enfant. « Après trois enfants, la famille est finie. On a envie de retrouver notre vie d’avant, de voyager, d’aller au resto plus souventComme les enfants ont vieilli, on peut les emmener presque partout. On est plus libre d’aller où on veut. » À quelques jours de la fête des Pères, je lui ai promis de passer un petit message à ses enfants : trouvez vite quelque chose de spécial pour votre papa pour souligner la fête des Pères… « Je veux absolument être fêté! Je veux me faire gâter, avoir le petit-déjeuner au lit, avoir droit à une journée spéciale. Jennifer a eu un traitement spécial à la fête des Mères, je veux la même chose! » Il en va de même à son anniversaire de naissance – avis aux intéressés : c’est le 16 juillet! – qu’il souhaite festif et exubérant. « Après tout, ce n’est pas exagéré…Ça n’arrive qu’une fois par année! »

avril 28, 2017

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