La figure d’attachement

Ma fille a toujours été difficile. Elle criait beaucoup, était agitée, parlait tout le temps réclamant toute l’attention. Elle avait aussi des difficultés à l’école ce qui nous a valu une évaluation et un diagnostic de TDAH. Plus tard, d’autres comportements ont permis de diagnostiquer un SGT également. Le plus difficile pour moi n’était pas les diagnostics et tout ce qu’ils apportent, mais bien le comportement que ma fille avait envers moi. Laissez-moi vous donner cet exemple.

Je me souviens de cette fois ou je devais travailler en soirée. Je suis allée porter ma fille chez mes parents. Pendant tout le trajet, elle criait, donnait des coups de pieds et s’agitait beaucoup. Arrivées chez mes parents, elle sautait partout, impossible de la calmer. Je suis partie en larmes pour le travail en me disant que mes parents ne voudraient plus jamais la garder après cette fois-ci tellement elle était une vraie tornade. Le lendemain, ma mère m’a raconté que ma fille avait été un ange. En fait, dès que ma voiture avait quitté la cour, elle avait littéralement changé d’attitude. Elle s’était immédiatement calmée, avait joué calmement et passé une belle soirée. J’étais sous le choc. Qu’est-ce qui pouvait bien expliquer ce changement dans son attitude ?

J’ai entendu plusieurs de ces histoires-là. Du service de garde, de l’école et de différentes personnes qui côtoyaient ma fille. J’en suis venu à penser que c’était moi le problème, que je rendais ma fille anxieuse, qu’elle me reflétait mon propre embarras. À certains moments, je me disais que j’avais dû faire quelque chose pour mériter d’être traitée ainsi. Ma fille semblait débordée seulement avec moi, et particulièrement quand nous étions seules toutes les deux.

Je consultais, bien évidemment. J’ai essayé plein de « trucs » pour apaiser son anxiété, nous avons même consulté pour elle, mais rien ne semblait marcher. Elle était toujours aussi agitée en soirée et en ma présence. L’appréhension de passer du temps avec elle grandissant en moi et je m’en sentais coupable, je ne savais plus par quel bout la prendre.

Au cours de mes recherches, j’ai trouvé une conférence qui m’a enfin expliqué ce qui se passait tous les jours à la maison. En fait, ma fille déchargeait « en fait son stress sur la personne en qui elle a le plus confiance… », en l’occurrence moi. Je n’étais pas la cause de sa colère et de sa frustration ; j’étais plutôt son catalyseur qui lui permettait de relâcher le trop-plein accumulé dans la journée.

LA FIGURE D’ATTACHEMENT, PAR ISABELLE FILLIOZAT

Je vous invite donc à écouter à votre tour cet extrait de conférence.
Peut-être y trouverez-vous comme moi un baume au cœur.

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octobre 10, 2018

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